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 Les lectures de pasdel

Les lectures de pasdel

Mes lectures, mes coups de coeur, mes humeurs... voici ce que vous retrouverez dans mon blog.


C'est beau une ville la nuit

Publié par leslecturesdepasdel sur 16 Février 2013, 12:42pm

Catégories : #Mes coups de coeur

http://images.empreintesduweb.com/vignette/1361014954.jpg

 

De Richard Bohringer

Édition France Loisir

 

 

 

   Il est des hommes, des personnes que l'on croit fortes mais qui  se révèlent parfois fragiles. Il est des carapaces, des armures que l'on croit indestructibles et qui se brisent en une seule fois laissant le corps nu face à la violence de la vie. Il est des écorchés vifs qui le resteront toute leur existence, que la vie brûle, consume de l'intérieur en une pénible et lancinante souffrance, que la mort appelle sans cesse, jouant avec eux, toujours sur un fil ténu et fragile. Des êtres qui ne savent pas ce que la vie attend d'eux, espérant, cherchant inlassablement un sens, un but... Et indéniablement, Richard Bohringer fait parti de ceux-là.

 

"Si je pouvais tomber.Tomber loin. Partir vers quand j'étais môme." (Page 14)

 

  Dans ce roman partiellement autobiographique, il confie ses bleus au coeur, ses états d'âmes. Il raconte son abandon, ses shoots, son alcoolisme, sa détresse, au lecteur et à Paulo, copain imaginaire et patron des http://images.empreintesduweb.com/vignette/1361117557.jpgrades où l'auteur aime à se vautrer les soirs, à étaler ses plaies et traîner ses blessures. Paulo, c'est le copain de galère, le patron de misère, à la fois confident inlassable du mal être de l'auteur, de sa désespérance, et pourfendeur de tristesse.

 

"La douleur est comme une pirogue qui court    le long des nerfs"

 

  Portrait saisissant d'un éternel assoiffé, d'un homme vrai et entier, qui écrit avec son coeur, sans retenue, sans pudeur, dans un style percutant sans fil directeur. Une écriture instantanée, toujours au bord de la rupture, qui mousse comme la pression des troquets, puis se se repose et disparaît dans un flot plus calme au fil du récit, des évènements, pour finir en un éloge, en poème à la vie.

 

"Je suis épave. Bois pourri. Je suis l'ombre d'une caverne. Comme un chien perdu. Le vent m'apporte de fausses odeurs. Je suis une larme, une mère éventrée, un père rouge-gorge." ( Page 75)

 

 Une poésie brute, sans fioriture, loin de certains récits aseptiques, inhibiteurs, qui peut surprendre, dérouter mais qui se mérite, qui s'offre à vous si vous franchissez le seuil de son monde. un univers où les mots giclent des veines au rythme des morsures du coeur, des blessures que l'on s'afflige.

 

 

 "J'en veux pour longtemps de la vie. J'ai signé pour la vie. La vie longue. La vie toujours qui rime avec amour." (Page 108)

 

 

 Une claque qui vous insuffle le goût de la vie, vous redonne espoir, à moins que vous ne soyez un naufragé de la vie...

 

"Vie je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'avais pas le mode d'emploi. C'est pour ça que j'ai tant attendu. Pour te dire combien je t'aime. ( Page 121)

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argali 24/02/2013 12:26


Je l'ai lu il y a longtemps et j'avais bien aimé.

le Bison 21/02/2013 22:20


Putain, quel bouquin !


Je l'ai lu - y'a des années - au moment où Sir Richard faisait son émission de radio les dimanches soirs.


Putain, j'm'en suis toujours pas remis.


Ce genre de truc, c'est pas pour les hommes, ça te déchire en deux, ça te remue les tripes, ça te bouscule et te démolit par sa puissance et sa poésie.


Putain, ce que c'est beau une ville la nuit...

leslecturesdepasdel 22/02/2013 05:59



J'écoutais parfois son émission quand j'étais en fac, mais pour le livre j'ai pris mon temps...



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