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 Les lectures de pasdel

Les lectures de pasdel

Mes lectures, mes coups de coeur, mes humeurs... voici ce que vous retrouverez dans mon blog.


Elan noir

Publié par leslecturesdepasdel sur 28 Août 2013, 14:31pm

Catégories : #Lecture

De John G. Neihardt

Edition Stock

 

http://images.empreintesduweb.com/vignette/1377693529.jpg

 

 

 

Ce livre a été publié pour la première fois en 1932, mais ne reçut qu’un accueil réservé. Il fut réédité en 1961, ou cette fois-ci, il  obtint un écho favorable auprès de la jeunesse américaine, mais son véritable succès arriva en 1971 suite à l’interview de John G. Neihardt dans le cadre du Dick Cavett Show.

 Le livre retrace la rencontre entre l’auteur et Elan-Noir, un medecine-man de la tribu des Oglalas (une des branches des Lakotas, que nous appelons les Sioux). Dans cet entretien, le sage indien raconte sans parti pris, mais avec sa logique et sa vision, la prise des territoires Lakotas par les Wasichous (l’homme blanc, autre que l’indien). Il s’organise grosso-modo en deux parties : la première s'articule autour des grands chefs de guerre et plus particulièrement Crazy Horse et va de la bataille de « A hundred slain » (1865) à la mort de ce dernier en 1877. Après un interlude au Canada, la seconde partie se recentre sur Black Elk et sa vision sacrée pour finir sur ce rêve brisée.

Elan-Noir, raconte sa vie et celle de son peuple, nous enseignant la vision lakota du monde et les raisons de sa défaite. Au prix, de sacrifice, il nous offre sa vision sacrée : « (…) je sais que j’ai abandonné mon pouvoir quand j’ai donné ma vision et peut-être ne vivrai-je plus longtemps maintenant. Mais je crois que j’ai bien fait en sauvant la vision par ce moyen, même si je dois mourir plus tôt à cause de cela. » (Page 213)

Une vision bien différente des combats indiens-tuniques bleues, qui sans cacher la cruauté des combats des deux camps, nous donne un aperçu avec une autre vision, une autre logique : « Ils (les blancs) nous disaient qu'ils ne voulaient utiliser que peu de terrain, à peine la place qu'un wagon tient entre ses roues. Mais notre peuple voyait venir. Et quand vous regardez autour de vous maintenant, vous voyez ce qu'ils voulaient. (Page 23) » Ou bien encore un peu plus loin : « Pendant tout ce temps nous étions dans notre propre pays, et nous ne demandions qu'à être tranquilles. Les soldats sont venus là pour nous tuer, et beaucoup ont été anéantis. C'était notre pays et nous ne voulions pas d'ennuis. (Page 113) »

 

 

Extraits:

 

« Vous aurez remarqué que tout ce qu’un indien fait est dans un cercle, et c’est parce que le Pouvoir di Monde opère toujours en cercles, et tout essaie d’être rond. Dans les vieux temps, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, tout notre pouvoir nous est venu du cercle sacré de la nation, et aussi longtemps que le cercle est demeuré intact, le peuple a prospéré. L’arbre florissant vivait au centre du cercle, et le cercle aux quatre quartiers le nourrissait. L’est donnait paix et lumière, le sud donnait la chaleur, l’ouest donnait la pluie, et le nord avec sa froidure et son vent puissant donnait la force et l’endurance. Cette connaissance nous est venue de l’autre monde en même temps que notre religion. Tout ce que fait le Pouvoir du Monde est en forme de cercle. Le ciel est rond et j’ai entendu dire que la Terre est ronde comme une balle, et ainsi sont toutes les étoiles. Le vent dans sa plus grande puissance tourbillonne. Les oiseaux font leurs nids en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil se lève et redescend en faisant un cercle. La lune fait de même et ils sont rond l’un et l’autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours à la place où elles étaient. La vie de l’Homme  est un cercle d’enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose qui est mise en mouvement par le Pouvoir. Nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux, et elles étaient toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids, où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit. » (Pages 201-202

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Lili 11/09/2013 13:20


Justement, je suis en train de le lire ! Je suis en plein dans son interlude au Canada ;)
Merci pour ta participation au challenge !

leslecturesdepasdel 11/09/2013 14:36



Il n'y a pas de quoi. Les Indiens et moi c'est une longue histoire.



le Bison 29/08/2013 13:54


Sioux toujours !


 


A la lecture de Black Elk, j'ai repensé à un autre élan. Pas noir celui-là. Charging Elk, un héros malheureux sorti d'un roman de James Welch.

leslecturesdepasdel 04/09/2013 05:51



Je ne connais pas son histoire.



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