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 Les lectures de pasdel

Les lectures de pasdel

Mes lectures, mes coups de coeur, mes humeurs... voici ce que vous retrouverez dans mon blog.


Journal d'Adam, journal d'Eve

Publié par leslecturesdepasdel sur 16 Mars 2013, 11:57am

Catégories : #Partenariat

De Mark Twain

Traduction de Freddy Michalski

Illustration de Sarah d'Hayer

Edition l'oeil d'or, 75 pages

 

http://images.empreintesduweb.com/vignette/1362053763.jpg

 

 

  Adam et Eve, cela vous rappelle quelque chose ! Si, si, cherchez bien, tout en haut, là, dans votre arbre généalogique, pas le pommier, quoi que,  Oui c’est ça la première branche, au-dessus d’Abel et de Caïn. Voilà, ça vous revient ! Eh bien, Mark Twain nous invite à leur rencontre dans ce petit opus.

 

Quatrième de couverture :

  Je crois que je commence à comprendre à quoi sert la semaine : à donner le temps nécessaire pour récupérer des grandes fatigues du dimanche. L’idée n’est pas mauvaise. Il a fallu qu’Eve grimpe à nouveau  à cet arbre. Je l’en ai fait redescendre vite fait en lui balançant des mottes de terre. Elle a dit que personne ne l’avait vue. Apparemment, ça lui suffit comme justification pour courir tous les risques, même quand il y  a danger. C’est ce que je lui ai dit. Le mot justification l’a remplie d’admiration – et l’a rendue aussi un peu envieuse, je pense. C’est un bon mot.

  Présentés ici en un seul volume, le Journal d’Adam et le Journal d’Eve content avec humour les mésaventures du premier couple. Adam et Eve sont ainsi confrontés à un monde curieusement neuf, au mystère des noms mais aussi l’apparition de leur premier enfant… Avec une infinie tendresse, Mark Twain rend un hommage farceur à la beauté du monde et à la puissance des sentiments.

Ce recueil, édité dans une nouvelle traduction intégrale de Freddy Michalski, est accompagné de gravures réalisées par Sarah d’Haeyer.

 

  Adam, jeune célibataire profite oisivement de la vie dans son paradis terrestre, mais un beau jour débarque une nouvelle créature. Et cela ne fait pas vraiment plaisir à notre ancêtre qui va devoir apprendre malgré la cohabitation.


 

« La nouvelle créature, avec ses longs cheveux, est toujours fourrée dans mes pattes. Toujours à trainer à mes basques et à me suivre comme un petit chien. Et je n’aime pas ; je n’ai pas l’habitude d’avoir de la compagnie. Si seulement elle voulait bien rester avec les autres animaux… » (Page 9)


 


 Et là, ce n’est pas gagné d’avance car très vite Eve, va empiéter sur son royaume, sur sa liberté et sa tranquillité, renommant tout, restreignant les accès à certains endroits. L’incompréhension grandit au point qu’Adam décide de s’enfuir mais rien n’y fait, l’un et l’autre se retrouve sans cesse sur cette terre abandonnée…

 

 

 Eve fraichement arrivée sur terre a hâte de tout découvrir. C’est qu’il y en a des choses à voir, mais cela ne la dérange nullement car elle connait tous les noms de ces choses. Cela lui vient naturellement, sans réfléchir, c’est qu’elle est  intelligente, pas comme cet être qui lui ressemble mais qui n’a pas l’air très doué. Irrésistiblement, comme aimanté, elle est attirée par lui.

 

«  J’ai éprouvé un regain d’intérêt pour le reptile quand je me suis aperçue qu’il savait parler, parce que j’adore parler ; je parle toute la journée, et aussi dans mon sommeil, mais j’ai de la conversation et elle est intéressante. Si j’avais quelqu’un à qui parler, je pourrais être deux fois plus intéressante encore, et je n’arrêterais plus, si besoin était. » (Page 50)

 

Et puis un jour, tout bascule et une nouvelle vie doit commencer pour le couple…

 


 


 

  Mark Twain nous livre ici au travers de deux journaux, un tableau de la vie, une évolution de la société pour le meilleur et aussi pour le pire. Avec un humour et un ton décalé qui ne dépareille pas de nos jours, l’auteur nous trace un portrait de la race humaine, de ses défauts, de ses qualités, de ses peurs et de la confiance qu’il porte en son intelligence « supérieure », sa soif de tout comprendre et de tout analyser. A ce titre, le passage sur l’évolution de Caïn.  Un ouvrage qui malheureusement se lit trop vite, mais un moment de détente assuré.

 

« Ce n’est pas un poisson. Je n’arrive pas vraiment à définir sa nature. Ca fait des drôles de bruits, un boucan d’enfer quand ça n’est pas content, et ça dit « areuh-areuh » quand ça l’est. Ce n’est pas de notre espèce, parce que ça ne marche pas ; ce n’est pas un oiseau parce que ça ne vole pas ; ce n’est pas une grenouille parce que ça ne fait pas de bonds ; ce n’est pas un serpent parce que ça ne rampe pas ; je suis certain qu’il ne s’agit pas d’un poisson, bien que je ne parvienne plus jamais à trouver l’occasion de découvrir si ça sait nager ou pas. Ça se contente de rester allongé, le plus souvent sur le dos, les pieds en l’air. Je n’ai encore jamais vu d’animaux se comporter ainsi. » (Page 33)

 


Merci aux éditions l’œil d’or et à libfly pour cette nouvelle pépite.

Commenter cet article

zazy 17/04/2013 09:17


Je le note pour un achat future car je ne vais pas le trouver à la bibliothèque

leslecturesdepasdel 17/04/2013 11:27



Bon choix!



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