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 Les lectures de pasdel

Les lectures de pasdel

Mes lectures, mes coups de coeur, mes humeurs... voici ce que vous retrouverez dans mon blog.


Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis

Publié par leslecturesdepasdel sur 23 Novembre 2012, 12:37pm

Catégories : #Mes coups de coeur

De Pierre Desproges

Edition Points

 

http://ts2.mm.bing.net/th?id=H.4870609762387573&pid=15.1

 

 

   Comme toujours Desproges jongle avec les mots et joue avec ses lecteurs-spectateurs, pratiquant l'humour et l'autodérision sans limite si ce n'est le plaisir. Conteur, fabulateur, mythomane, amuseur, voire satyre, il se lâche sans vergogne.


   Condensé de sketches, le Manuel du savoir vivre ne nous apprend rien, si ce n'est à se moquer de nous, de nos douleurs et de nos petits malheurs qui ne font qu'empoisonner la vie. Un livre caustique, percutant qui n'est rien d'autre qu'une digression jouissive sur la vie, une diatribe sur l'égoïsme et les angoisses précaires de l'époque.


   Un humour à ne surtout pas prendre au premier degré, mais à susurrer, triturer, torturer, et manipuler dans tout les sens. Une ironie néanmoins empreinte d'une bonne dose de lucidité.

Extraits:

« À un général, on dit « mon général ».
À un colonel, on dit « mon colonel ».
À un adjudant, on dit « mon adjudant ».
À un deuxième classe, on dit « ta gueule », à condition d’être adjudant. »
( Les bonnes manières à la guerre )

"Mitterrand a encore perdu un cheveu. " ( Nouvelles du front )

« Une précision d’ordre grammatical, en passant. On ne dit pas : « Je suis “H”étérosexuel » avec un “H” aspiré. Au reste, il est interdit, en France, d’aspirer du “H”. » ( L'hétérosexualité pour quoi faire? )

« un jour, comme ça, par hasard, on voit Guy Béart chanter en duo avec Jeanne Moreau à la télévision, et tout à coup l’on se demande lequel est le grand-père de l’autre… » ( Comment vieillir sans déranger les jeunes )

« Je quitte cette vallée de larmes sans regret. Je pense avoir bien mérité de ma famille et de mon pays. Que ma chère femme et mes chers enfants gèrent avec courage et ténacité notre chère entreprise de vidange en gros, tel est mon dernier vœu avant d’aller au ciel. »
Voilà bien une façon de mourir qui frise le ridicule. Mon ami aurait eu avantage à dire exactement la même chose avec beaucoup moins de mots, afin que sa dernière phrase y gagnât en efficacité :
« Je meurs content. Ma famille est dans la merde. » ( Sachons mourir sans dire de conneries )

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