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 Les lectures de pasdel

Les lectures de pasdel

Mes lectures, mes coups de coeur, mes humeurs... voici ce que vous retrouverez dans mon blog.


Où le regard ne porte pas

Publié par leslecturesdepasdel sur 29 Juillet 2013, 19:40pm

Catégories : #BD

Scénario d'Olivier Pont et Georges Abolin

Dessin d'Olivier Pont

Couleur de Jean-Jacques Chagnaud

Editions Dargaud, 94 pages

 

http://images.empreintesduweb.com/originale/1375119635.jpg

 

  Barellito, Italie 1906. Un petit village de pécheurs au bord de la falaise. Un paysage sublime, un lieu qui semble idyllique pour la famille du jeune William, jeune anglais déboulant dans le vieux village dans la voiture pétaradante de son père. Utopiste convaincu des bienfaits de l’industrialisation naissante, Alex vient mettre à profit un héritage pour monter une entreprise de pêche à l’aide d’un bateau-vapeur. Mais dans cette Italie traditionnelle, rien n’est jamais facile.


  Dans un premier opus très intimiste et naïf, les auteurs retracent l’enfance de quatre enfants, quatre camarades nés le même jour. Sous la férule de Lisa, fougueuse jouvencelle au regard incandescent, aux cheveux de braise et au destin tragique, trois adolescents  vont découvrir l’amitié, l’amour, la jalousie et la souffrance. Dans un monde en apparence dorée, ces  amis sont confrontés  aux premiers tourments de la vie, à la trahison et à la vilénie des adultes, aux regards haineux et à la vengeance.

 

 


 

 

  Où le regard ne porte pas donne la part aux non-dits, à la nature et à la puissance du regard. Les dessins nous invitent à prendre le temps : le temps du voyage, le temps de la jeunesse et de l’innocence, le temps de rêver. Le rythme se fait lent sous ce soleil de plomb, sur ces routes rocailleuses et sinueuses, nous plongeant par le truchement du découpage et du graphisme dans cette ambiance tantôt joyeuse et tantôt pesante au milieu de ces villageois de plus en plus hostiles, tandis qu’en parallèle une histoire plus onirique aux couleurs plus sombres point.  A l’image de la couverture épurée, le dessin met en valeur les émotions, les regards, comme cette fierté, cette exécration qui émane des villageois.


  Où le regard ne porte pas tente de faire fi des frontières et des différences, laissant le cœur et l’innocence s’exprimer.

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manU 30/07/2013 09:17


Elle me tente bien celle-ci.

leslecturesdepasdel 30/07/2013 09:49



De superbes couleurs et une ambiance méditerranéenne en prime, que du bonheur non?



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