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 Les lectures de pasdel

Les lectures de pasdel

Mes lectures, mes coups de coeur, mes humeurs... voici ce que vous retrouverez dans mon blog.


Une bonne éducation

Publié par leslecturesdepasdel sur 17 Juillet 2013, 20:19pm

Catégories : #Partenariat

De Sylvia Tabet

Editions Dialogues, 237 pages

ISBN 978-2-918135-79-1

Partenariat

 

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  Sous prétexte d’avoir « une bonne éducation » devons-nous nous taire et faire bonne figure comme si  tout allait bien ? Devons-nous, parce que nous sommes enfants nous enfermer dans le mutisme et ne rien nous dire ?

  A partir de la mort de son dernier rempart, Anne, la narratrice, nous dresse la photo d’une famille bourgeoise en pleine déliquescence. Au milieu des non-dits, une adolescente apprend l’âpreté de la vie, la mort, la violence, cherchant le réconfort  dans l’isolement, le regard ou l’affection des autres, se créant ainsi des paradis artificiels. L’angoisse s’installe dans ce milieu délétère où l’arrivée d’une mauvaise note scolaire, une mauvaise gamme est synonyme de réaction violente.

 

 « A ce stade, le mot n’est pas dit. Il est hurlé, la bouche est tordue dans un rictus affreux, celui que, jeune maman, je serai obsédée par le souci de ne jamais reproduire. Le rictus de la limite franchie, celui au-delà duquel rien n’est plus contrôlable. La grimace douloureuse qui précède à peine les dents serrées au maximum et qui vient indiquer que les préliminaires ont cessé : on entre dans le dur. Les coups, les cheveux attrapés d’une main qui pousse à tour de rôle la tête de chaque enfant contre le mur, qui cogne et cogne encore. Les poings tambourinent sur le haut du dos. Les mains pincent et  tournent la peau pour que ça fasse plus mal encore, nous sommes en pleurs mais cela ne change rien ; on dirait même que c’est pire » (page 37).   


  Entre crise d’adolescence et prise de conscience du désamour de sa mère, entre peur de l’indépendance et recherche de soutien, Anne navigue aveuglément, frêle esquif drossée vers une berge friable, en quête de sa rade, de sa place dans cette famille où les pontons s’effondrent les uns après les autres. Cette traversée s’accompagne de questionnement sur l’amour maternel, sur l’Histoire de la famille, des Juifs disparus pendant la guerre. Mais comment trouver les réponses quand tout est tu, comment briser les tabous dans un lieu où le silence est de mise.


« Tant de choses déjà avaient été tues » (page 11)

« Nous sommes des Blancs et nous nous taisons » (page 171)

« Des douleurs qu’il taira deux jours durant » (page 201)

 

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  A l’instar d’un Proust, Sylvia Tabet jette ses souvenirs en fonction d’une émotion, d’un lieu, d’une remémoration sans souci de chronologie. A tel point que parfois on se perd quelque peu dans les méandres de sa mémoire, éprouvant la sensation d’être à l’écart de ce roman d’apprentissage d’une adolescente parisienne.

 

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Merci à Libfly et aux éditions Dialogues pour ce partenariat.

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manU 20/07/2013 21:07


Je ne le lirai pas celui-là !

leslecturesdepasdel 21/07/2013 08:13



Je te comprnds 



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